Krabi–
Les autorités de la province de Krabi ont lancé une vaste enquête sur les acquisitions foncières illégales impliquant des sociétés écrans, révélant de nombreuses violations du code foncier thaïlandais. L'opération est divisée en deux grands groupes de contrevenants.
Groupe 1 : Sociétés candidates
Neuf sociétés ont été identifiées comme agissant en tant que prête-noms et détenant 17 parcelles de terrain d'une superficie totale de 6 rai, 1 ngan et 12.4 wah carrés, pour une valeur estimée à 209 millions de bahts. Le tribunal a approuvé 40 mandats d'arrêt et 13 mandats de perquisition. La police a procédé à 39 arrestations, dont 27 ressortissants thaïlandais et 11 étrangers : six Israéliens, deux Polonais, deux Suisses et un Sud-Africain.

Groupe 2 : Sociétés sous contrôle étranger
Huit sociétés, dont plus de la moitié des parts étaient détenues par des actionnaires étrangers, ont été identifiées. Ces entreprises contrôlaient huit parcelles de terrain, d'une superficie totale de 8 rai et 25.6 wah carrés, d'une valeur approximative de 290 millions de bahts. Le tribunal a autorisé six mandats de perquisition afin de recueillir des preuves et de convoquer des personnes pour les interroger sur la propriété foncière via des structures corporatives.

Cas clés
L'un des cas les plus marquants concernait Tropical House Co. , une entreprise de construction et de promotion immobilière liée à des investisseurs polonais. Spécialisée dans la construction de villas modernes avec piscine privée dans des emplacements de choix tels que Nuea Khlong, Nong Thale et Khao Thong, cette société proposait des prix à partir de 11.5 millions de bahts.
L'enquête a révélé que, bien que la société disposât d'un capital social de 4 millions de bahts et fût officiellement détenue à 100 % par des Thaïlandais, elle contrôlait 16 parcelles de terrain d'une valeur d'environ 200 millions de bahts, dépassant largement son capital social. En réalité, l'entreprise était gérée, semble-t-il, par Mme Katarzyna et son époux, M. Kamil, tous deux de nationalité polonaise, qui utilisaient des prête-noms thaïlandais pour détenir des actions sans investissement réel.

Une autre affaire importante concernait Gunz Partnership Ltd., une société de services musicaux et de divertissement basée à Krabi. Il semblerait que la société appartienne secrètement à M. Stefan, un ressortissant sud-africain, qui aurait eu recours à des prête-noms thaïlandais pour dissimuler ses droits de propriété. Les preuves ont démontré qu'un avocat, M. W., et une commissaire aux comptes, Mme S., ont joué un rôle crucial dans la falsification de documents, notamment en utilisant les signatures de personnes décédées, afin d'enregistrer et de modifier la structure de l'actionnariat.
Les autorités ont saisi une importante documentation, notamment des documents d'immatriculation de la société, des registres comptables, des ordinateurs, des téléphones portables et des données électroniques. Ces éléments font actuellement l'objet d'une analyse forensique, les enquêteurs étendant leurs investigations aux réseaux plus vastes liés aux opérations des prête-noms.

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