Phuket, Thaïlande —
Les autorités de Phuket ont annoncé un renforcement des mesures de précaution contre Ebola, soulignant que même si aucun cas n'a été détecté en Thaïlande, la province doit agir en première ligne de défense en raison de son rôle de porte d'entrée internationale, ce qui implique une période de quarantaine obligatoire d'environ trois semaines pour les personnes arrivant de pays à haut risque, actuellement la République démocratique du Congo et l'Ouganda, bien que la liste des pays puisse changer.
Lors d'une réunion du Comité des maladies transmissibles de Phuket, présidée par le gouverneur Nirat Phongsitthithavorn, les autorités ont présenté des mesures urgentes pour renforcer le dépistage, la mise en quarantaine et la préparation. Le gouverneur a déclaré que Phuket, avec ses nombreux vols internationaux directs, devait respecter scrupuleusement les protocoles établis par le ministère de la Santé publique.
"« La COVID-19 nous a appris que la complaisance est dangereuse. Une intervention d'urgence et une surveillance efficaces sont essentielles pour prévenir les dommages », a déclaré le gouverneur Nirat.
- Quarantaine obligatoire : les voyageurs arrivant de pays à haut risque seront soumis à une quarantaine de 21 jours à leur arrivée.
- Restrictions de vols : Les autorités nationales se préparent à rediriger les vols en provenance des pays touchés vers l’aéroport de Suvarnabhumi uniquement, Phuket étant chargée de gérer les arrivées restantes.
- Surveillance active : Actuellement, 11 voyageurs en provenance de pays à risque se trouvent à Phuket. Tous sont des touristes en bonne santé et font l’objet d’une surveillance étroite de la part des autorités sanitaires.
La Dre Dusadee Kongtrakulsub, responsable provinciale de la santé, a expliqué que le virus Ebola diffère fondamentalement de la COVID-19. Il ne se transmet pas par voie aérienne, mais nécessite un contact direct avec le sang ou les fluides corporels de patients symptomatiques. Le virus a une période d'incubation de 2 à 21 jours et, bien que le traitement soit uniquement symptomatique, la survie dépend largement de l'immunité individuelle.
Les épidémies précédentes ont montré des taux de mortalité allant de 39.5 % à 66 %, bien que la dernière épidémie en République démocratique du Congo (mai 2026) fasse état d'un taux de létalité plus faible, de 11 % à 32.5 %. Il est important de noter que la Thaïlande n'a jamais signalé de cas confirmé ou suspecté d'Ebola.
Le président de l'Organisation administrative provinciale de Phuket, Rewat Areerob, a souligné que les autorités locales, les agences administratives et le secteur privé respectent scrupuleusement les directives sanitaires nationales. Fort de l'expérience acquise face à la COVID-19, il s'est dit confiant quant à la capacité de la province à faire face à la situation.
Le gouverneur et les dirigeants provinciaux ont exhorté les résidents et les touristes à ne se fier qu'aux informations officielles du Bureau des relations publiques et du Bureau provincial de la santé, les mettant en garde contre la désinformation et les fausses nouvelles susceptibles de provoquer une panique inutile.




