Bangkok/Phnom Penh, 27 décembre 2025 – La Thaïlande et le Cambodge ont signé un accord de cessez-le-feu immédiat pour mettre fin à des semaines d'intenses affrontements frontaliers, la Thaïlande s'engageant à rapatrier 18 soldats cambodgiens détenus comme prisonniers de guerre si la trêve tient pendant 72 heures.
L'accord, annoncé dans une déclaration conjointe des ministres de la Défense des deux pays, est entré en vigueur samedi midi, heure locale, à la suite de pourparlers à un poste frontière de la province thaïlandaise de Chanthaburi. Le ministre cambodgien de la Défense, Tea Seiha, et son homologue thaïlandais, Natthaphon Narkphanit, ont signé l'accord après trois jours de négociations menées sous l'égide du Comité général des frontières.
Le cessez-le-feu met fin à plus de vingt jours de combats qui ont repris début décembre, rompant ainsi une trêve conclue en juillet sous la médiation des États-Unis et de la Malaisie. Ces derniers affrontements, marqués par des tirs d'artillerie, des roquettes et des frappes aériennes thaïlandaises, ont fait au moins 101 morts et plus d'un demi-million de déplacés civils des deux côtés.

Les principales dispositions comprennent le gel des mouvements de troupes, l'interdiction des attaques contre les civils et les infrastructures, et le droit au retour des personnes déplacées. La libération conditionnelle des 18 soldats cambodgiens capturés lors des combats de juillet est une revendication majeure de Phnom Penh.
Cet accord réaffirme l'engagement pris envers les accords précédents, notamment la Déclaration de Kuala Lumpur d'octobre 2025. Les observateurs notent que les 72 prochaines heures seront cruciales pour instaurer la confiance, dans un contexte de différends territoriaux de longue date concernant des zones frontalières non délimitées et des temples anciens.

Les deux camps s'accusent mutuellement de violations, mais selon certaines informations, les combats ont cessé depuis le début du cessez-le-feu. L'ASEAN devrait en surveiller la mise en œuvre.



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