Phuket -
Les autorités de Phuket ont arrêté un ancien vendeur en ligne soupçonné d'avoir orchestré une vaste escroquerie au paiement à la livraison à travers la Thaïlande, dupant des milliers de consommateurs. L'arrestation a été annoncée lors d'une conférence de presse tenue à 7h30 sur le terrain de basketball de l'école Phuket Wittayalai.
Le major-général de police Sinlert Sukhum, commandant de la police provinciale de Phuket, accompagné du colonel de police Chatree Chookaew, chef du poste de police de Muang Phuket, a déclaré au Phuket Express dimanche (16 novembre) que le suspect était passé du commerce électronique légitime aux opérations frauduleuses, expédiant des colis trompeurs et collectant des paiements contre remboursement auprès de victimes dans tout le pays.

L'enquête a permis de mettre au jour plus de 20 000 éléments liés à l'escroquerie, les transactions financières quotidiennes sur les comptes du suspect atteignant environ 80 000 bahts. Parmi les éléments de preuve saisis figuraient :
- 7 492 produits cosmétiques illégaux
- 5,223 Matériaux d'emballage
- 3 890 colis préemballés
- 1 099 colis prêts à être expédiés
- 3 125 colis retournés
Les autorités ont également découvert une base de données contenant plus de 100 000 enregistrements de clients stockés sur un ordinateur portable, qui fait actuellement l’objet d’une analyse forensique afin de déterminer son origine et ses éventuels liens avec des réseaux criminels plus vastes.

Le suspect fait face à deux chefs d'accusation en vertu de la loi thaïlandaise sur les cosmétiques :
- La vente de cosmétiques non enregistrés, en violation de l'article 32(1), est passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 20 000 bahts.
- La vente de cosmétiques avec un étiquetage non thaïlandais, en violation de l'article 22 paragraphe 2(2) et de l'article 32(4), est passible d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à un mois, d'une amende pouvant aller jusqu'à 10 000 bahts, ou des deux.

Le Bureau provincial de santé publique de Phuket (PPHO) a participé à l'inspection, en se concentrant sur la légalité et le statut d'enregistrement des produits cosmétiques saisis.
La police élargit désormais son enquête afin de retracer l'origine des données clients et d'identifier d'autres victimes, promettant d'engager des poursuites judiciaires rigoureuses.





